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Simon Rogier avant, pendant et après les Urban Cycling World Championships en Chine - 2017

1 - Simon, dis nous un peu qui es-tu ? Sur quoi roules-tu ?

Simon ROGIER, j’ai 32 ans et dans l’ordre d’importance je suis papa de 2 enfant (7 et 4 ans. Et oui je leur consacre beaucoup de temps dans mon timing très serré) créateur de BikeEnergy société Evenementielle dans le monde du vélo (BikeEnergy fêtera ses 10 ans en 2018) et pilote de XCE depuis 3 ans. J’ai commencé le vélotrès jeune, je suis un drogué de Sport en tout genre mais en particulier les sports outdoor. J’ai toujours fait de la compétition de vélo étant jeune puis je me suis spécialisé dans le Trial pour atteindre un niveau national. Après entre la famille et la création de l’entreprise, il a été difficile de continuer la compétition. J’y suis revenu il y'a 4 ans en découvrant le XCE quand j’accompagnais les jeunes que j’entraine sur les Coupe de France de VTT. Une discipline qui correspondait à mes qualités. L’entrainement a toujours fait parti de mon quotidien pour maintenir une forme convenable pour les Shows Vélo, maintenant j’en fait un peu plus pour refaire de la compétition.

Je roule sur la marque Specialized avec un Epic semi-rigide pour les compétitions en effet le XCE nécessiteux vélo très nerveux et léger pour les départs. Après j’ai aussi un Stumpjumper pour les shows mais aussi les entrainements en enduro.

2 - Comment s'est passé ta sélection ? Comment l'as-tu apprise ? Qu'as-tu fais les heures suivantes ?

La sélection a été compliqué, car au départ il y avait 2 places seulement pour les garçons. Et on était 3 potentiels sélectionnés. J’ai toujours gardé espoirs car j’ai gagné une coupe du monde et j’avais répondu présent au championnat de France et d’Europe avec des Top5. J’ai appris ma sélection fin septembre même si je m’en doutais fortement car la fédération, aux vues des résultats, avait décidé d’ouvrir 4 places chez les garçons (en effet on était 3 vainqueurs de coupe du monde et le champion d’Europe).

Quand tu apprends ta sélection, le premier sentiment est le soulagement mais comme on dit « step by step » du coup la pression revient vite car je me suis toujours dit que la sélection n’était pas une fin en soit mais qu’il fallait être encore plus performant pour être le meilleur le Jour J.

3 - Comment as-tu préparé ton programme d'entraînement, au milieu de tes diverses activités ?

J’ai la chance d’avoir une activité professionnelle dans le milieu du vélo, ce qui m’a permis de coupler les 2 sur le Roc d’Azur par exemple où nous proposions les animations sur la salon la journée et où le soir j’ai pu faire les Roc ruelles.
J’ai aussi la chance d’avoir une équipe BikeEnergy au top avec Emile et Thibault qui ont pu me suppléer sur des journées d’animations pour que j’ai du temps pour m’entrainer ou me déplacer sur des compétitions.
Le championnat du monde arrivant mi novembre, c’est aussi une période plus calme dans notre activité, ce qui m’a permis de m’entrainer plus facilement et même de partir en stage dans le sud de la France.

4- Une fois arrivé en Chine, comment se déroule les dernières 24h avant le départ ?

Alors, normalement j’ai mon petit rituel entre petite sortie vélo et repos. Mais à l’entrainement 48h avant la course, j’ai arraché ma cassette, il a donc fallu qu’avec un membre du staff on parcourt la ville pour trouver une cassette adaptée. Beaucoup de magasins de vélos mais peu de spécialisés. On a eu la chance de trouver… Cela m’a permis de penser à autre chose le matin, ensuite petite sortie vélo en début d’après midi pour reconnaitre le circuit, retour à l’hôtel, préparation des affaires et repos. La dernière nuit n’a pas vraiment été facile, le petit stress en plus du aux championnats du monde m’a fait passer une courte nuit. Déjà un peu d’énergie laissée en route.


6 - Raconte-nous ce qu'il se passe dans la tête d'un coureur en pleine course ?

Il y a 2 courses différentes:

-La qualification où on se doit de faire une belle manche et un bon temps pour se faciliter les phases finales mais on a pas le droit à l’erreur pour ne pas partir à la faute et prendre le risque de tout perdre. Alors j’assure mon départ pour ne pas avoir un soucis de chaine ou de transmission, j’assure les parties techniques sans prendre trop de risques et je me mets a fond dans les parties physiques. Résultat: j'ai temps des qualif’. Content car ce n’est d’habitude pas mon point fort.

- Les manches finales: l’objectif est de finir dans les 2 premiers pour passer à la suivante. D’habitude, Je joue sur mes qualités d’expansivité pour faire un gros départ, être devant et gérer la course ensuite. Stress ou erreur dans ma préparation, je loupe mon départ, je suis 3ème avant le premier virage ( un des seul endroit où l’on peut doubler) j’arrive en passant à l'intérieur à me placer 2nd et là je me dis qu’il faut tout faire pour reprendre la tête car l’espagnol derrière moi a un très bon finish. J’essaie dans les parties techniques mais sans succès. Alors je me concentre sur le sprint final mais l’espagnol est plus fort. Fin de la course. Déception car j’aurai du être devant au premier virage et creuser l’écart dans les parties techniques. Pas de regrets car sur le dernier sprint je ne pouvais pas faire mieux.

7 - Le retour, quelles-sont tes méthodes de récupération ? Comment gérer le retour à la normale une fois que l'adrénaline a disparu ?

Alors, les méthodes de récupération sont différentes après une course en cours de saison ou après le championnat du monde qui est la dernière course de la saison. En rentrant de Chine, c’était plutôt de continuer le sport pour ne pas s’arrêter d’un coup complètement en profitant d’activités diverses mais aussi prendre le temps en famille. C’est la meilleure façon de se ressourcer et de récupérer. Ici avec la frustration du résultat il a fallu quelques semaines avant de repenser à la saison prochaine. J’ai un quotidien plutôt mouvementé toute l’année du coup le retour à la normale se passe plutôt bien avec quelques projets vidéos que j’avais repoussé pour ma préparation.

8 - Qu'as-tu retiré de cette expérience ?

C’est une magnifique expérience, j’ai eu la chance de découvrir et de vivre le très haut niveau, de découvrir un pays et une culture complètement différente.
Le résultat étant un peu en dessous de ce que j’espérais, c’est une motivation supplémentaire pour la saison prochaine. J’ai fait quelques erreurs dans ma préparation en travaillant mes points faibles mais en oubliant mes points forts, je ne réitérerai pas ces erreurs.

9 - Quels sont tes projets ? Où peut-on te voir et te suivre ?

Après avoir digéré la déception, sportivement j’ai pour projet de refaire une saison complète de XCE. Avec les manches de coupe du monde ( avec entre autre une manche aux Etats Unis et la finale au Brésil en Octobre 2018). Ensuite de revenir aux championnats du monde l’an prochain pour faire mieux que cette année.

Mais avant, les projets seront plutôt professionnels avec 2 vidéos qui vont sortir sur la toile dans le courant de l’hiver et de mettre en place des tutos sur des passages techniques en VTT car en plus d’être compétiteur je suis moniteur cycliste et coach et j’ai beaucoup de demandes pour des tutos.

facebook : facebook.com/SimonRogierBike/

insta : instagram.com/simon_rogier/

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